AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Rejoignez nous vite sur la nouvelle versio de SnS ! Totalement libéré des contraintes de forumactif, nous vous proposons un forum de qualité : http://www.shinobinosedai.com/index.html

Partagez | 
 

 Exhaustion ~

Aller en bas 
AuteurMessage
Ryûga Wasakimashite
Jounin de Kiri
Jounin de Kiri
avatar

Arrivée sur SnS : 10/04/2013
Masculin
Age : 25
Messages : 6

STATISTIQUES RPG

NIVEAU: 3

EXPERIENCE:
13/50  (13/50)

POINTS DE COMPETENCES:
600/600  (600/600)

MessageSujet: Exhaustion ~   Ven 12 Avr - 1:03




  • Il faisait froid. Comme toujours dans ce pays bordé de part en part par la mer. La brume, l'air marin... Les habitants de ce pays des plus riches y étaient habitués, ils étaient nés dans cette atmosphère, mais pour un étranger, un Gaijin, c'était pesant. Cette bruine toute la journée, ce crachin détestable, cela venait de plus en plus taper sur le système de la seule personne dans ce fichu village sanguinaire qui n'était pas un pêcheur de naissance. Il ne détestait pas son pays d'adoption pour autant, juste le climat. À cause de ce dernier, il restait la plupart du temps cloîtré chez lui, dans sa magnifique maison, quelque part à l'écart de Kirigakure et de sa grand place, un peu trop bruyante.


  • Cet étranger, c'était Ryûga, un jeune garçon plutôt discret, ne s'occupant que de ce qui le regardait et rien d'autre. Il ne demandait rien à personne, personne ne lui demandait rien, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Il partait souvent en mission, pour « prendre l'air » se disait-il. À part le Mizukage, pas grand monde ne lui parlait à vrai dire. Il était à l'écart, presque dénigré par ses semblables Shinobi. Il ne venait pas d'ici, il ne les comprenait pas, et ne faisait pas le moindre effort pour. Mais il avait leur respect. Il faisait tellement de missions pour le village qu'il était désormais acquis pour tout le monde qu'il n'était pas à prendre à la légère, et que le statu quo était peut-être la meilleure option. Depuis la mort de « Nee-san », comme il l'appelait, les gens avaient pris leur distance. Comme elle, il décida de se lancer corps et âme dans le patriotisme dans les missions Ninja, rien ne le retenant vraiment ici. Sauf peut-être son chat. Enfin, « son » chat, plutôt. Il n'était pas vraiment à lui, plutôt un félin égaré, errant. Il venait parfois quémander de la nourriture, flâner autour de la maison, puis repartait d'où il venait, et repointait son museau quelques jours, semaines, mois plus tard.


  • Le félidé était d'ailleurs là, sur le lit. Il regardait son maître à mi-temps de ses yeux à la prunelle en demie-lune. Que voyait-il donc ? Un garçon meurtri ? Un homme vaillant ? Un vieillard solitaire ? Peut-être un peu de tout ça à la fois. Ce garçon était d'ailleurs en serviette, fatigué comme personne. Il venait de rentrer d'une épopée mercenaire banale, comme à son habitude. Ce n'était pas cette dernière qui était épuisante, mais plutôt le trajet pour en revenir. Il n'avait pas fermé l’œil depuis deux jours. Il voulait se jeter sur son lit dès son arrivée, mais il y avait cette note sur sa porte : « Académie. 7 heures pétantes. ». Le jeune homme reconnut l'écriture du Mizukage, c'est pour cela qu'il était encore debout, au bord de s'endormir. Il fallait bien faire son rapport. Tout ça pour une semaine à errer dans une forêt à suivre un commerçant récalcitrant à payer ses impôts. Utiliser un des plus talentueux Shinobi de Kirigakure pour ça … Il fallait bien avouer que, depuis quelque temps, les requêtes intéressantes ne se bousculait pas au portillon, autant prendre ce qui venait, il faut bien manger.


  • En parlant de manger, ils avaient tous les deux faims à cet instant. Ils se regardaient, avachis sur le lit, tels deux misérables. Ryûga se leva, avec le peu d'énergie qu'il lui restait, prit du poisson et une pomme. La pomme, c'était pour le chat, et le poisson pour lui-même. Ou l'inverse, peu important. Le Jonin enfila un pantalon, ses sandales, un t-shirt, le tout surmonté d'une longueur cape accompagnée d'une capuche. Pas pour se donner un genre, mais plutôt pour ne pas reprendre une seconde douche en sortant de chez lui. Il était d'ailleurs en retard et devait se hâter s'il ne voulait pas subir les foudres de son pseudo mentor. Lentement, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit à moitié. Un dernier regard vers le chat, se régalant de son petit-déjeuner, et il s'engouffra dans la fente de la porte entrebâillée, disparaissant dans l'obscurité de la matinée.


  • Il faisait vraiment très froid, le temps n'était pas propice aux sorties, mais plutôt à la flemmardise et à la flânerie. Rien qu'en y pensant, Ryûga était si en colère. Le faire déplacer de si bon matin, de retour de mission qui plus est, pour un simple rapport. Ce Mizukage n'avait vraiment aucun sens de la politesse. S'il pouvait se passer de son Jonin ne serait-ce qu'une journée, qu'elle aubaine ce serait pour se dernier. Il se le répétait souvent, mais ne l'espérait qu'à demi mots. Il était un Shinobi, un soldat. Il vivait pour les missions, pour servir son pays. Rien de plus, rien de moins. Si cela devait s'arrêter, c'est qu'il serait probablement mort. Telle est l'avenir, ou plutôt le non-avenir, des Ninja de Kirigakure. C'était cruel, mais c'était une règle immuable, une évidence. La mort était tellement courante dans ce village qu'une de plus ou une de moins, cela ne changeait pas grand chose. Les gens passent et trépassent, le village étant, lui, immuable, inamovible, intemporel.


  • En parlant de village, il y était enfin arrivé. Plus le temps passait, plus le jeune homme trouvait ce chemin de plus en plus long. Ça lui faisait de l'exercice, c'était déjà un bon point. Le seul, à vrai dire, mais c'était mieux que rien. Personne dans les rues, seuls des commerçants préparant leurs étales pour la journée. Dévisagé en passant dans la grand place, Ryûga n'y portait pas la moindre attention. C'était une coutume, presque un rituel, donc autant perpétuer ce cinéma si cela les enchantait tant. Après l'avoir traversée, il était enfin arrivé à destination. Là où il était devenu Genin dans la joie et la bonne humeur, puis Chuunin dans le sang et les cris. L'académie. Tant de souvenirs lui revinrent. C'était à cet endroit précis qu'il devint enfin un homme. Celui qui deviendra par la suite le Jonin que l'on connait.


Dernière édition par Ryûga Wasakimashite le Ven 12 Avr - 3:16, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tetsuo Seishinbyō
Shodaime Mizukage
Shodaime Mizukage
avatar

Arrivée sur SnS : 27/03/2013
Messages : 5

STATISTIQUES RPG

NIVEAU: 4

EXPERIENCE:
13/110  (13/110)

POINTS DE COMPETENCES:
800/800  (800/800)

MessageSujet: Re: Exhaustion ~   Ven 12 Avr - 2:12

First & Angelus Sight





若者 - LES JEUNES POUSSES
Le froid d'un printemps se faisant attendre, des feuilles aux couleurs cachées par le gel, Kiri était vraiment une sale région. La puissance de notre village n'est plus à refaire, mais à l'aube de l'éveil de toutes les régions shinobis, il était de mise d'observer les nouveaux élèves de l'académie. Alors que la plupart de mes cardinaux n'osaient guère l'ouvrir et que le peuple n'y pensait même pas, je ne pouvais que prendre le dessus sur cette société... En fait, je ne changeais pas grand-chose aux habitudes des vingt dernières années. Disposant d'informations capitales, je ne pouvais me résoudre à laisser quiconque prendre des décisions, ils n'étaient qu'un ramassis de faiblards, mais je devais faire d'eux une armée. Ce monde ne sera jamais en paix, ce monde connaitra le chaos et je serais l'épée de Damoclès flottant sur la tête de chacun, jusqu'au jour où mes réponses me seront données. Mais quelles réponses ? Celles dont je suis le seul à en comprendre le sens depuis ce jour lointain, dans ces bois sombres, et dont l'imperfection spirituelle d'autrui ne peut saisir. Quoi qu'il en soit, je devais prendre hâte et entrevoir le maximum de contingences vis-à-vis de l'avenir. Pour ce faire, se rendre à l'académie ninja était la meilleure des options. Via mes cardinaux je fis transmettre un message général à tous les hauts gradés du village, je voulais les rencontrer à l'académie afin de parler des premières pousses, des aspirants et genin ravissant, bien en chairs et qui feront de superbes sacrifices en cas d'échecs. De plus, les idéologies protestantes au gouvernement religieux se développaient peu à peu et c'est pourquoi inconsciemment je me faisais une jouissance extrême de trouver un être ayant eu ces nouvelles et pittoresques valeurs inculquées. Me déchainer sur sa carcasse, la voir bruler de mille feux azures, l'entendre crier comme un porc que l'on saigne et tout cela pour avoir cru aux mauvaises choses, ou plutôt pour avoir pester contre mon être. Il est vrai que certains avaient réussi brillamment l'examen chuunin et avaient atteints un rang plus qu'honorable, notamment l'objet clé de ma visite en ce jour : Ryûga Wasakimashite. Ce jeune jounin avait perdu son frère par le passé, quoi de mieux que la souffrance pour grandir ? Surtout lorsque l'on est indirectement l'investigateur de sa peine ! En effet, son frère trouva la mort lors des événements de la dernière décennie à Suna... lors de l'attaque où le roi et la reine périrent avant de donner le beau rôle à cette âme tourmentée qu'est Mugetsu. Sacré Mugetsu, sacré scorpion, l'histoire a malheureusement oubliée que Kiri était derrière tout ça, et son esprit ne fera que plonger dans les abysses du remord. Bref, se remémorer de vils souvenirs, aussi délicieux soient ils dans leurs effusions de sang ne pouvait que me ralentir ; demain est le jour de ma venue à l'académie !

許し - LE PARDON
Le lendemain, une brise légère refroidit le bureau de ma cathédrale, je m'étais encore endormis ici, scrutant le ciel plein d'étoiles et planifiant mes projets infaillibles. L'épée maitresse de cette ville, celle réalisant les sacrifices, ma lame, elle ne pouvait tomber en aucune main extérieure. Ses flammes bleues consumaient jusqu'à l'esprit de ses victimes afin de les offrir au néant, promettant ainsi prospérité et offrandes naturelles pour le village. Trêve de rêveries, mes reflets dans les vitraux esquissaient des sourires sadiques, la dualité de mon être était en parfaite symbiose avec mes fonctions cognitives, voir de nouvelles puissances, le geyser de l'inconnu pouvait ravager le village de la brume. Je pris place dans mon carrosse d'être suprême en direction de l'académie... ce pays me faisait rire ! Pourquoi ? J'étais autant crains que vénéré, vu comme un dieu vengeur qu'il ne fallait pas contrarier, un hôte divin disposant d'une aura pouvant faire s'écrouler tout être frêle, et pourtant tous n'étaient qu'hypocrites. Là où l'hypocrisie est la plus drôle, c'est lorsqu'elle reste hypocrite alors que chacun des bords est au courant des pensées de l'autre. Heureusement, le sang est une vertu et une peur, la peuplade lambda fuis comme la peste le monstre qui fait ou a fait couler le précieux liquide pourpre. Dans ma situation, je doute encore que l'on puisse parler de quelques goutes de ce liquide, mais plutôt de quelques litres rependu sur d'innombrables pavés autour du monde. Perdu dans mes douces chimères lyriques, je n'avais même pas pris garde à l'arrêt de mon véhicule, l'un de mes esclaves ouvrit la porte et j'en ressorti éclairé par les chauds rayons du soleil. Le froid et les larmes venues des cieux s'étaient échappés pour laisser place à la princesse des étoiles. Marchant calmement et d'un pas élégant, le silence était roi. Les autochtones frissonnaient d'angoisse, alors que je tremblais de passion et de plaisir malsain. Les longs et interminables couloirs de l'académie ninja de Kiri raisonnaient à chacun de mes pas, jusqu'au moment où une kunoichi ressemblant étrangement à une truie dotée de parole vint buter contre moi. Perturber ainsi ma noble marche pour accomplir mes tâches du jour... Comment un tel être pouvait encore vivre en ce bas monde; voilà ce que je me disais alors que cette enfant perdue, cette pécheresse, était en train de me supplier à genou, tenant ma main au-dessus de sa tête. La pardonner ? Mes nerfs étaient raides tel la lame qui devrait trancher la poitrine de cet énorme pourceau, mais mes petits académiciens ne devaient pas être victimes de cette vision bouchère. Collant ma paume sur le front de cette délinquante, je l'amnistiais de ses erreurs, une bien belle chance de vivre que je lui offrais, puisse-t-elle en profiter jusqu'à ma prochaine venue. En fin de route, au coin d'une salle d'entrainement bruyante, se trouvais mon objectif :

« Le spectacle te semble plaisant, Ryûga, ne devrais-tu pas prier pour ce jeune aspirant ? Pour qu'il gagne mon pardon ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ryûga Wasakimashite
Jounin de Kiri
Jounin de Kiri
avatar

Arrivée sur SnS : 10/04/2013
Masculin
Age : 25
Messages : 6

STATISTIQUES RPG

NIVEAU: 3

EXPERIENCE:
13/50  (13/50)

POINTS DE COMPETENCES:
600/600  (600/600)

MessageSujet: Re: Exhaustion ~   Ven 12 Avr - 6:44




  • Les grandes portes de l'académie se dressaient devant Ryûga. Cela faisait un long moment qu'il ne les avait pas franchies, il était donc quelque peu anxieux. La plupart de ses souvenirs en ce lieu n'étaient pas des plus jovials, voire même chaotiques. L'examen Chuunin, pour ne citer que lui. Cette série d'épreuves où les perdants étaient châtiés sur la place publique, spectacle barbare au possible. D'un pas lourd mais d'une main ferme, le jeune homme ouvrit la porte. Des tas de salles, toutes similaires, toutes froides, sans créativité. C'est là que la futur crème de la crème des Shinobi de Kiri sortirait. Enfin, soit ils en sortaient, soit ils mourraient. Système primaire de la loi du plus fort, comme dans le monde animal. En soit, les hommes n'étaient pas vraiment différents des animaux. Ils se battaient pour manger, plus du territoire, pour des conquêtes. Des bêtes.


  • À peine entré, le Jonin se vit accueillir par un professeur, sûrement un Chunin. C'était le grade minimal pour espérer enseigner, et, de toutes façons, les plus hauts gradés n'avaient pas que ça à faire que de s'occuper d'une bande de babouins braillards et empotés. Certes, ils étaient passés par là, mais c'était fini, et tant mieux. Loin l'époque où l'on apprenait à se substituer à l'aide d'un rondin de bois, maintenant était venu le temps des assassinats dans les règles de l'art. S'il avait su ce qu'il devrait faire quand il serait plus grand, quel choc ! Il aurait sûrement signé, du moment qu'il serait son pays, cela lui suffisait. Moins il en savait, mieux il se portait. Une tête n'est qu'une tête, peu importe à qui elle appartient, peu importe qu'elle soit à plus de cinq mètres du tronc. Perdu dans ces pensées, Ryûga en avait totalement oublié la présence dudit professeur. Ce dernier, plus âgé que lui, le regardait, presque dépité du peu d'attention qu'il pouvait avoir, mais il reprit néanmoins :


« Wasakimashite-san, êtes-vous parmi nous ?
- Oui, quelque peu perdu dans mes pensées.
- Bien. Mizukage-sama m'a demandé de vous faire patienter dans la salle d'apprentissage numéro 47. Il en aura pour quelques minutes tout au plus. Pourriez-vous me suivre ? »

  • Sans dire un mot, le jeune homme acquiesça et suivit son aîné. De couloirs en couloirs, plus bruyants les uns que les autres, il arriva finalement à ladite salle. Là, alors qu'il s'attendait à entrer là où se trouvaient les apprentis, le Chunin lui indiqua une porte quelque peu dérobée, qu'il emprunta. Après cette ouverture, une petite salle. Une toute petite salle. Une table, deux chaises, une vitre, par laquelle on pouvait voir les élèves, assis et dans un silence quasi religieux, écoutant leur professeur avec attention.

  • Ryûga prit une chaise, s'assit, et attendit, alors que la porte se refermait. Comme il n'avait rien à faire pendant sûrement un petit moment, il scruta les enfants. Inintéressants, faibles. Tous. Plus ils les regardaient, moins il en avait envie. Là, le brouhaha dans les couloirs s'interrompit. Le Jonin comprit que le grand manitou était arrivé, ce qui expliquait le silence. Tout le monde à Kiri le respectait. Ou plutôt, le craignait. Mais les deux sont liés. Après une minute ou deux, la porte s'ouvrit de nouveau. Dans l’entrebâillement, le Mizukage, Tetsuo Seishinbyō. Il était plutôt grand, mais ce n'était pas vraiment impressionnant. C'était plus son épée aux pouvoirs bien trop grands. Nombre la convoitait cette épée. Retournant à son occupation primaire qui était de regarder les jeunes pousses, Tetsuo rompit le silence.


« Le spectacle te semble plaisant, Ryûga, ne devrais-tu pas prier pour ce jeune aspirant ? Pour qu'il gagne mon pardon ? »

  • C'était bien là sa marque de fabrique : ce narcissisme exacerbé et cette mégalomanie. Il se prenait pour un être divin, ou en tout cas faisait tout pour s'en rapprocher. Certains disaient de lui qu'il pouvait tuer d'un seul regard, d'autres qu'il pouvait faire revenir les morts à la vie. Que de légendes pour un seul homme. Peut-être les valait-il, seul l'avenir le dira. Ryûga, fixant désormais l'aspirant dont Tetsuo lui parlait, ne lui trouvait que peu d'intérêt.


« Les missions se font si rares que tu vas commencer à massacrer le futur de Kirigakure, Tetsuo ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tetsuo Seishinbyō
Shodaime Mizukage
Shodaime Mizukage
avatar

Arrivée sur SnS : 27/03/2013
Messages : 5

STATISTIQUES RPG

NIVEAU: 4

EXPERIENCE:
13/110  (13/110)

POINTS DE COMPETENCES:
800/800  (800/800)

MessageSujet: Re: Exhaustion ~   Ven 12 Avr - 7:48

Cry little boy Cry





相対主義 - RELATIVISME
Ce tutoiement... Si je gardais Ryûga en vie depuis tout ce temps contrairement à son frère, ce n'était certainement pas par envie, mais bel et bien par intérêts. Ses talents de shinobis étaient incontournables au rang international et cela pouvais nous être d'une aide capitale. Cependant, je ne suis pas aussi stupide que ça, je ne serais pas trompé par cet air nonchalant et je-m'en-foutiste : Ryûga convoite ma place, cette lueur est constamment sur lui. Lui offrir de former certains ninjas en vue de préparer la prochaine génération ? Une arme à double tranchant ! Je ne sais encore comment analyser ses compétences intellectuelles, mais sa détermination ne me trompera pas. Cet homme est capable de former ses genins afin de renverser le pouvoir. Ainsi mes choix seront fait dans l'optique où je serais le plus grand des hommes et ne lui laisserait aucune chance de se relever une fois le face à face funeste avec son destin. Malgré tout, Ryûga n'était pas totalement dans le faux lorsqu'il mentionna le manque de shinobis et de missions. Notre politique du sacrifice avait jusqu'alors prit beaucoup trop de vies, mais pour montrer le droit chemin, elle ne pouvait s'arrêter. Suivre ces mollusques de Konoha dans leur démocratie ? Ne soyons pas blessant sur les mots voyons... Quel régime infecte ! Depuis que je contrôle ce village, j'ai vu défiler les aspirants, les genins, et les rares promus chuunins dans ces académies. Néanmoins, la génération à venir semble des plus prometteuses via des arts diversifiés, sans parler de l'avènement de cette faction de samouraïs que je tolère relativement mal. Pivotant sur moi-même je me rendis alors compte de l'ironie du sort : tous ces élèves semblaient si naïfs, si studieux, et pourtant ne seront que de simples pions que je jetterais au feu dès les premières sommations.

通信簿 - RELEVÉS DE NOTES
Malheureusement l'horloge tourne et ma présence semble être plus perturbante au niveau des cours qu'autre chose. Chaque élève transpire à grosses gouttes, n'y aurait-il donc aucun de ces êtres chétifs et écervelés qui soit en mesure d'affronter le système, qui soit assez fort pour s'imposer et proposer quelque chose de relativement charmant ? À cet instant, je bouillonnais d'impatience et cela était sans compter le retard incroyable de certains shinobis convié à cette pseudo-réunion académique. Entre autre, il manquait une chuunin tout juste promue, et dont tous ses amis avaient étaient sacrifiés, quel drôle de drame ! Brisant mes souvenirs, un jeune sensei vint à moi :

Ninja - « Mizukage-sama, voici les bulletins de notes des différents ninjas ainsi que les domaines affiliés, n'y aurait-il rien qui vous intéresse parmi ceux-ci ? »

Feuilletant d'innombrables lignes sur des cours théoriques et autres pratiques ringardes telles que le lancer de shuriken, il semblait n'y avoir rien d'intéressant là dedans... jusqu'à ce jeune ninja ! Ninja ? C'est un grand mot, ce n'était qu'une race annexe des shinobis : une de ces saletés de samouraïs. Je ne me rappelais même pas avoir donné la permission quant à la mixité entre ces deux classes sociales sous une même école. Encore une idée bien moderne que la cohabitation entre faibles et forts. Ce qui m'intéressait chez ce jeune homme n'était certainement pas ses notes qui semblaient sommes toutes classiques, mais bel et bien les commentaires : un gamin indiscipliné, plein de rage, insultant à tout va. M'esclaffant dans le silence de la pièce, je posais le dossier de l'académicien sur le pupitre faisant face à Ryûga et pris le large vers la salle de classe. Appuyant sur la poignée, poussant la porte, m'apercevant, les souffles se stoppèrent tous à la fois... une ambiance respirant la mort si l'on puis dire.

En souriant - « J'aimerais voir Shinrei Sanade ... »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shinrei Sanade
Aspirant samourai de Kiri
Aspirant samourai de Kiri
avatar

Arrivée sur SnS : 14/03/2013
Messages : 6

STATISTIQUES RPG

NIVEAU: 1

EXPERIENCE:
20/50  (20/50)

POINTS DE COMPETENCES:
6/6  (6/6)

MessageSujet: Re: Exhaustion ~   Sam 13 Avr - 17:29



Encore une sombre journée dans les contrées de Mizu no Kuni. Le village n'avait pas tellement un climat chaleureux et accueillant. D'où son nom du village de la Brume. Le temps d'aujourd'hui nous prouvait encore une fois qu'il méritait bien son nom. Les nuages empêchaient les rayons du soleil d'atteindre le sol, tandis que la pluie ne se fit pas prier pour tomber. Le fracas des gouttes contre ma fenêtre me réveilla. Le volet lui aussi participa à mon réveil, puisqu'il butait contre le mur à cause du vent. N'ayant guère le choix, je fis l'effort de sortir de mon lit. Marchant tout d'abord vers la fenêtre pour ferme ce satané volet, je pris vite la direction de la cuisine pour me remplir le ventre. Je me devais d'être en forme ce matin. Cours à l'Académie, comme d'habitude depuis quelques temps. Il fallait bien que je m'entraîne pour devenir plus fort. Cela faisait des jours, voire des semaines, que l'on ne faisait que des cours théoriques. Mais avant hier, on avait commencé la pratique. Ainsi, on apprenait à utiliser le Bunshin no Jutsu. Technique assez utile, permettant de créer des clones de soi-même intangibles. Si je voulais devenir un véritable Rônin, je devais maîtriser toutes les techniques académiques. Dans le cas contraire, je resterais aspirant toute ma vie. Dans le pire des cas, je me ferais exécuté comme ces pauvres Genins échouant aux test des examens Chônins. Un principe barbare que je n'appréciais guère. Mais que voulez-vous, le dirigeant de ce village n'était qu'un sociopathe doublé d'un fanatique religieux. Cette opinion, je la gardais pour moi. Dès que je sortais de chez moi, je revêtais ce fameux masque. Dans cette jungle, il ne fallait pas contredire « l’Élu de Dieu », auquel cas on t'extermine. Telle est la règle dans ce bas monde.

Ventre rempli, propre comme un sou-neuf, des vêtements aptes à l'entraînement, j'étais fin près pour partir à l'académie. Cela ne m'enchantait pas tellement, car je faisais parti des plus vieux. La plupart des aspirants n'étaient que des enfants. Moi, j'étais majeur. Je devais supporter ces jeunes pouces, et leurs caractères. Mais lorsqu'il fallait s'entraîner, c'était toujours seul. Ou alors avec des aspirants samouraïs. Du moins, certains ayant ce fameux sens de l'honneur.
Le trajet fut court. Je m'étais dépêche pour ne pas être totalement trempe. J'avais emprunté les rues les plus protégés, notamment par les toits des quelques commerces de fortune. J'étais à l'avance, comme toutes les autres fois. Le professeur était déjà là, on profita donc pour échanger quelques mots. Pour lui, tant qu'il y avait un village, toutes les politiques lui convenaient. On aborda le sujet des sacrifiés. Il pensait qu'il ne devrait pas avoir lieu, car si certains le méritaient d'autres n'avaient commis que quelques erreurs et méritaient une seconde chance. Surtout qu'ils auraient pu être utile au village, ou même contrôlé comme de vulgaire pion. Dans le fond, il n'était pas si mauvais. Il n'appréciait pas cette politique encrée autour de la religion, mais il ne la détestait pas non plus. Il était tout simplement neutre. Chacun son opinion comme je le disais. Quant à moi, je ne divulguais pas trop mon opinion. Je restais aussi axé sur la neutralité. Après tout, qui me dit qu'il ne jouait pas le jeu pour après me dénoncer ? On ne sait jamais à qui il fait faire confiance, même si c'étaient des professeurs il fallait toujours se méfier.

Les autres élèves arrivèrent au compte goutte. J'avais rejoins ma place depuis quelques minutes déjà. Puis le cours commença. Encore des explications, puis une énième démonstration. Et là, quelques uns furent choisis pour aller au tableau et montrer s'ils avaient appris la technique, ou non. Je ne préférais pas qu'il m'interroge. Après tout, je ne la connaissais pas parfaitement.

Le blabla ennuyant passé, il nous laissa dans une salle d'entraînement pour nous exercer au Bunshin no Jutsu. Comme à mon habitude, j'allais dans un coin de la salle pour ne pas être gêné ou pour ne pas gêné. C'était là que commença le véritable calvaire. Je me rappelais de toutes les explications. Se concentrer, malaxer son chakra, l'expulser tout en le canalisant pour créer le clone. Pas une dose trop faible, ni trop forte. C'était pas facile, mais à force on se rapprochait de plus en plus du juste dosage. La première tentative du jour ne fut pas très convaincante. Je n'avais sûrement pas assez malaxé pour chakra. Je jetais un rapide coup d’œil autour de moi. Il n'y avait pas beaucoup de réussites. Quelques intellos réussissaient, et criaient dans tous les sens pour faire savoir à tous qu'ils étaient les plus forts. Complexe de supériorité quand tu nous tiens.
J'essayais une nouvelle fois d’exécuter cette technique. Cette fois-ci, je fus assez concentré pour expulser le chakra de mon corps. Encore fallait-il qu'il prenne la forme d'un clone...Encore un cuisant échec, mais ce n'était que le début. Hier j'avais réussi à en faire apparaître un, alors ça ne devrait pas tarder. Alors que je m’exerçais, un aspirant plus jeune que moi vint me voir, et fit un clone juste à côté de moi.

« Hey, t'es vraiment nul. Moi j'ai réussi. En plus t'es plus vieux, ça doit faire des années que tu es ici. »

Ses paroles ne m'atteignaient pas. Je n'avais pas à m'emballer pour si peu. Tout en gardant mon sang-froid, je partis dans un autre coin de la salle. J'étais le plus serein possible. Mon esprit était calme. Le bruit extérieur ne le perturbait pas. Mon maître m'avait appris l'ataraxie. Je continuais donc mon entraînement. Cette fois-ci, le clone se matérialisé. Enfin, il apparut. On ne pouvait pas réellement dire qu'il se matérialisait puisqu'il était intangible. Il ne tint que peu de temps, mais c'était déjà ça. Une étape de franchie. Il ne me restait plus qu'à le faire tenir, et c'était parfait. J'avais tout le temps qu'il me fallait. Si j'étais là, c'était pour faire de mon corps une arme. Car pour le moment, seul mon esprit me servait à l'offensive, et à me défendre. Et si je voulais survivre, je devais user de mon corps et de ma force mentale. Et c'était seulement lorsque je maîtriserais les deux que je deviendrais un véritable samouraï.

Les minutes passèrent. Le jutsu que j'apprenais devenait de plus en plus simple pour moi. A présent j'arrivais à créer un clone, et à faire en sorte qu'il tienne durant un certain temps. Je n'avais plus qu'à m’exercer et cette technique sera mienne. Si elle ne l'était pas déjà d'ailleurs. Car c'était très satisfaisant. L'examen ne consistait qu'à créer un clone, et là j'y arrivais parfaitement. C'était une réussite. Je pourrais même m'entraîner à en faire plusieurs.
Alors que j'étais entrain de perfectionner mon Bunshin, un professeur vint me chercher. Enfin, ce qui ressemblait à un enseignant. Je ne l'avais jamais encore vu ici. Il me demanda de le suivre. La question était : pour aller où ? Je le fis sans broncher, par simple curiosité. Il m'amena dans des endroits de l'académie où je n'étais encore jamais aller. Plus on avançait, plus je sentais l'atmosphère devenir pesante. Il n'y avait plus aucun bruit, comme s'il n'y avait pas de vie. Lorsque je poussais la porte de la pièce qu'avait désigné l'homme, j'eus la plus grande des surprises de ma vie. Dans le mauvais sens du terme bien sûr. Deux hommes étaient là. Un inconnu, et..le Mizukage. En personne. J'avais déjà vu son visage sur des affiches ou des trucs du genre, mais en vrai...Jamais. Au début, mon visage se crispa. Mais je retrouvais ma quiétude habituelle. Je ne devais ni être impressionné, ni avoir peur. Peut-être que ma vie s'arrêterait ici...Je ne pouvais le savoir que en engageant la conversation.

« Bonjour à vous. C'est un grand honneur pour un aspirant de rencontrer le Mizukage en personne. Pourquoi un ninja de cette trempe souhaiterait voir un jeune débutant comme moi ? Je supposes que vous devez déjà savoir mon nom... »

Un grand honneur...Cela dépendait pour qui. Je n'étais pas très enchanté d'être ici, à ce moment précis. Peut-être que le ninja avec lui était un des cardinaux, et que j'allais finir exécuté. Est-ce que j'allais mourir de la main de ce religieux ?

Apprentissage du Bunshin no Jutsu [-5 pts de Compétences]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ryûga Wasakimashite
Jounin de Kiri
Jounin de Kiri
avatar

Arrivée sur SnS : 10/04/2013
Masculin
Age : 25
Messages : 6

STATISTIQUES RPG

NIVEAU: 3

EXPERIENCE:
13/50  (13/50)

POINTS DE COMPETENCES:
600/600  (600/600)

MessageSujet: Re: Exhaustion ~   Dim 14 Avr - 0:39


Impatience





  • Plus Ryûga restait assis sur cette chaise, moins il avait envie d'en bouger. Elle n'était pas plus confortable qu'une autre, faite en bois comme toutes, mais sa fatigue était telle qu'il semblait être sur un nuage. Affalé sur la table, un coude posée dessus, soutenant sa tête, il regardait le Mizukage. Il n'était pas très grand, pas très musclé, et n'avait pas les traits durs. Si on le voyait ainsi, il ne faisait absolument pas peur. Sauf peut-être la lueur démoniaque dans ses yeux, celle que tous les aspirants et professeurs présents dans cette académie craignait. C'est pour ça qu'ils en avaient peur : il était quelque peu dérangé. Les exécutions en chaîne, les décisions plus que douteuses, et cette épée par dessus tout. Celle-là même qui pouvait propager un feu éternel. Le Jonin posa ses yeux dessus l'espace d'un instant. D'aspect, elle n'avait rien de bien extraordinaire. Mais ce pouvoir … Ryûga, tout en détachant son regard de la lame, eut une pensée : et si elle était sienne ? Non, c'était stupide. La seule façon de l'avoir était de tuer le Mizukage. Mais s'il était mort, le jeune homme n'avait plus besoin de l'épée. De toutes façons, il ne la désirait pas plus que cela. Plutôt par défi.


  • Quelqu'un frappa la porte. Rompant les pensées du jeune homme, celui-ci reporta son attention sur cette dernière pour voir qui venait de le troubler. Dans l’entrebâillement, un jeune professeur. Il remettait apparemment de la paperasse dans laquelle se trouvait les différents éléments de l'académie. Tetsuo commença à les feuilleter, puis s'arrêta sur un des aspirants. Quel sort lui réservait-il ? Allait-il subir son courroux, pour une raison x ou y, un dieu lambda ? C'était dans ses habitudes, être barbare qu'il était. Malgré cela, Ryûga ne sous-estimait pas son intelligence, car il ne savait pas vraiment grand chose sur le chef armé de Kirigakure, outre ce qu'il montrait. Jouait-il un rôle ? Était-il en train de fomenter un plan quelconque, pour insuffler le chaos dans le monde Shinobi ? Faire régner l'anarchie, dans le but de détourner les regardes de lui-même ? Entrouvrira-t-il la porte à l'anarchie, bousculera-t-il l'ordre établi, pour faire régner le chaos le plus total ? Et ce qu'il a pour lui, le chaos, c'est qu'il est impartial. C'est cela que le Jonin redoutait. Que l'esprit quelque peu malade du Mizukage ne provoque le chaos. D'un regard sans entrain, Ryûga regardait se lever Tetsuo, qui fit amener à lui un aspirant du nom de Shinrei Sanade. Pourquoi ? Il le saurait bien assez tôt.


  • Quelques minutes plus tard, trois tout au plus, la porte s'ouvrit. Là, se tenait non pas un bambin mais plutôt un jeune homme, de l'âge du gaijin. Était-il le dénommé Shinrei ? Que de mauvaises manières. Ne pas frapper à une porte fermée. La jeunesse était décidément à jeter. Le nouvel arrivant était d'abord stressé, puis se repris, sûrement pour ne pas être catalogué de faible, de peur d'être mis aux arrêts sur le champ. Ce jeune homme, qui s'identifia comme Shinrei, prit la parole dès qu'il reconnut le Mizukage.


« Bonjour à vous. C'est un grand honneur pour un aspirant de rencontrer le Mizukage en personne. Pourquoi un ninja de cette trempe souhaiterait voir un jeune débutant comme moi ? Je supposes que vous devez déjà savoir mon nom...»

  • Quelle impolitesse ! Parler sans qu'on ne l'ait invité à le faire, poser des questions … Que cherchait-il à faire ? Réduire son espérance de vie ? Ou peut-être n'avait-il tout simplement pas été éduqué, ce qui n'eut pas été étonnant dans ce pays où les orphelins étaient légion. Se redressant, presqu'amusé par le spectacle, Ryûga prit la parole.


« J'aimerai lui adresser la parole, si cela te sied, Tetsuo. Tu es impoli, jeune aspirant, c'en est alarmant. On est censé frapper avant d'entrer dans une pièce fermée, non ? De plus, on ne pose pas de questions et on ne fait pas non plus de devinettes quand on s'adresse à ses supérieurs. Tu es en présence du Mizukage, chef armé de Kirigakure, l'as-tu oublié ?  Quel âge as-tu ? Tu me sembles bien vieux pour être aspirant. As-tu un retard mental ou physique ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tetsuo Seishinbyō
Shodaime Mizukage
Shodaime Mizukage
avatar

Arrivée sur SnS : 27/03/2013
Messages : 5

STATISTIQUES RPG

NIVEAU: 4

EXPERIENCE:
13/110  (13/110)

POINTS DE COMPETENCES:
800/800  (800/800)

MessageSujet: Re: Exhaustion ~   Lun 15 Avr - 21:08

Cheeky Death





生意気な - INSOLENT
Des grincements, de la poussière, des insectes, de la rouille, cette chambre ressemblait plus à un dépôt abandonné qu'à une salle de réunion. Le jeune Shinrei venait de nous rejoindre, jeune ? Que dis-je, il semblait avoir dépassé l'âge moyen d'un aspirant, voulait-il échapper à tout prix à la sanction de l'examen chuunin ? Etait-il simplement un être vide de talent, une sale crapule inutile, bonne à servir de repas aux plus gros fongus ? J'allais avoir un aperçu de sa nature bien plus tôt que prévu...

Shinrei Sanade - « Bonjour à vous. C'est un grand honneur pour un aspirant de rencontrer le Mizukage en personne. Pourquoi un ninja de cette trempe souhaiterait voir un jeune débutant comme moi ? Je supposes que vous devez déjà savoir mon nom...»

Alors que je semblais ailleurs jusqu'alors, sa prise de parole hâtive, impromptue et digne des plus grands mal polis de ce monde me fit frissonner. Mes yeux s'écarquillaient, mes vaisseaux sanguins se renforçaient, ma mâchoire semblait prise de spasmes... au plus profond de mon esprit, coulant sur ces longues et fines fibres protoplasmiques que l'on nomme axones, mes neurones explosaient et jouissaient à visualiser la chair de ce ninja en train de se décomposer sous la chaleur de mes flammes. Un nirvana sanguin vint frapper mon encéphale, mais Ryûga vint sauver inconsciemment l'aspirant samouraï :

Ryûga Wasakimashite - « J'aimerai lui adresser la parole, si cela te sied, Tetsuo. Tu es impoli, jeune aspirant, c'en est alarmant. On est censé frapper avant d'entrer dans une pièce fermée, non ? De plus, on ne pose pas de questions et on ne fait pas non plus de devinettes quand on s'adresse à ses supérieurs. Tu es en présence du Mizukage, chef armé de Kirigakure, l'as-tu oublié ? Quel âge as-tu ? Tu me sembles bien vieux pour être aspirant. As-tu un retard mental ou physique ? »

... Ma gorge était prise, je devais aller à l'air libre ou je ne pourrais contenir ma rage, je ne pourrais survivre et cet enfant explosera en un geyser d'hémoglobine. Serrant ma lame jusqu'à en faire saigner ma paume, mettant un pied devant l'autre, je marchais en direction du ninja. Allais-je le voir trembler, voir un traumatisme s'illustrer sur ses expressions faciales ? Rien de tout ça, je ne fixais même pas son visage, je traversais la salle pour rejoindre le couloir et m'en aller vers le toit. Nous avions depuis peu débloqué des fonds afin de rénover les toits des académies et y installer des espaces verts, c'est pourquoi un large parc, très fleuris, pouvait servir de zone d'entrainement et de détente. C'est alors qu'une fois dans le couloir, dos à dos avec Shinrei, mon corps commençait à prendre feu. Je brulais doucement d'un feu azure et me décomposait sans cri, sans douleur, sans hurlements. Depuis ces premières minutes où la tension m'était montée, j'avais disparu de cette salle si fermée où tout claustrophobe aurait péri, ce corps n'était qu'un clone :

En souriant - « Shinrei... savais-tu que les shinigamis ne mangent que des pommes ?... Retrouvez-moi sur le toit. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Exhaustion ~   

Revenir en haut Aller en bas
 
Exhaustion ~
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Sedai :: Villages, lieux et pays :: Cité de Kiri :: Académie
-
Sauter vers: