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 C'est lorsqu'on se croit seul que l'on est observé.

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AuteurMessage
Hirui Shizen
Samourai d'Ame
Samourai d'Ame
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Arrivée sur SnS : 14/03/2013
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MessageSujet: C'est lorsqu'on se croit seul que l'on est observé.   Lun 1 Avr - 15:29

"Et pendant que d’autres célèbrent les jours les plus interminables de leur vie… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits."


Car tout n'est qu'hypocrisie et corruption, je jouerais ce jeu, immonde et acteur de la décadence de l'esprit, tandis que le monde se transformera en un gigantesque brasier que l'homme alimentera. Car tout est voué à mourir, car tout est voué à chuter, il nous faut changer ce temps, cette ère qui s'achèvera. Et nos actions n'auront aucune conséquences dans l'autre temps. Alors, nous le ferons en vain au nom de l'espoir et de notre place sur Terre, pauvre créature en quête d'un quelconque renouveau, toujours plus lumineux en surface, mais rongé en profondeur par des maux que l'homme causait sans jamais pouvoir les apaiser. Alors, si l'humanité n'était rien, nous devions lui donner un sens. Et le sens que je lui avais donné était constitué de deux maux: souffrance puis bonheur. Et ces deux termes entraînaient sacrifice, justice et opportunité. Créer un monde où tout le monde sera heureux ? Non, créer un monde où chaque individu aurait l’opportunité d’obtenir le bonheur durable. Et ce, par l’acceptation d’une souffrance et d’une contrainte temporaire. En cas de refus, alors l’homme vivra un bonheur éphémère. Et c'est ainsi que se créer l'équilibre: après le passage dans l'ombre l'émergence au sein de la lumière. Le juste milieu se créer, jusqu'à ce que ce bonheur instable s'écroule à nouveau. Et alors, c'est tout ce que l'homme a créé de ses mains, tout ce à quoi il aspire qui doit chuter. Pour être reconstruis après le chaos, afin que l'humanité savoure un bonheur auquel elle a droit. Le bonheur ne s'acquiert que par le sacrifice. Et ce sacrifice, chez moi a déjà commencé. Bientôt, l'heure du glas sonnera et la dernière écorchure viendra. L'heure de la justice, du châtiment par la mort, par les mots.


Un puissant éclat de rire éclata dans mon esprit, puis se libéra, brisant le silence de cette nuit de misère. Ce n'était pas un rire sadique, mais bel et bien un rire sincère, et malsain. Je méprisais ce monde dérisoire. Il n'était rien, et je n'étais rien, poussière parmi les poussières, le monde ne disparaîtrait guère longtemps après moi, et tout comme moi, rejoindrait l'ombre et le néant. Alors je me devais de m'amuser, et au fil des années, ce jeu devint ma réalité, la raison de mon existence éphémère. Alors, ombre suivis de justice viendraient, et dans l'ombre, je veillerai au juste équilibre entre ombre et lumière sur cette balance branlante. Perdu dans mes méditations et aspirations de mégalomane, je me rendais compte quelque chose avait juste fait "BOUM", que que nous, hommes, n'étions que des miettes expulsées par ce boum, condamné à vivre dans un monde dont la fin était proche. Et sur cette Terre, de minuscules organismes gesticulaient, agissaient mourraient. Mais cela n'avait aucune conséquences. Cela n'était rien. Contemplant nos cieux obscurs, je m'apercevais que les astres nous avaient quittés ce soir. Seul une lune ombragée désirait apparaître, et la sérénité des lieux l'offrait un réconfort et une tranquillité d'esprit plus que correct pour réfléchir à mes ambitions futures. Si je n'étais qu'un Samourai dont la puissance était plutôt moyenne, cela n'allait pas durer: j'étais inquiet car j'avais l'impression de ne pas gravir les échelons assez rapidement, mais il était vrai qu'au lieu de me concentrer sur des entraînements autant que je devais le faire, je préférais errer dans les rues misérables d'Ame, à la recherche de pathétiques âmes égarées, à la recherche d'un quelconque châtiment à donner, une justice rendue par une ombre malsaine qui ne faisait qu'appliquer sa propre vision de la justice, subjective et individuelle, loin de la fausse universalité de celle qu'imposait des lois qui n'étaient pas appliquées. Et c'est ce qui me plaisait à Ame: la loi pouvait être fixée par un dictateur, maître ou tyran, ou encore sage régnant d'une main de fer sur ce qu'il aspire à devenir un royaume, ou un empire. Et telle était ma motivation. Car, par la puissance des mots et par la manipulation, un homme comme moi pouvait accomplir de grande chose: corruption, tromperie, incitation au désespoir, à la haine, au meurtre, à la violence. Par les mots et la manipulation, nous pouvions créer un jeu sublime et magnifique, consistant à faire faire à d'autres ce que nous n'avons pas la possibilité d'accomplir de nos propres mains... Et j'avais ce don... Celui de rendre la mort par quelques mots et de pousser au désespoir, l'hystérie et la haine des êtres égarés.

Souvent, des voyageurs de nuit s'aventuraient en ce lieu. Quelques curieux, quelques hommes en quête de sérénité et de solitude, ou quelques déchets fomentant complots et trafics inutiles. Et c'est ici que, bien souvent j'avais trouvé quelques proies. Mais aujourd'hui, personne ne désirait venir à la rencontre de l'ombre. Personne ne voulait venir me voir, moi, la réponse... La réponse au désastre et à la stupidité humaine. Alors, les heures passaient. Et retiré du monde, dans une profonde solitude et dans une profonde méditation, j'attendais la venue du jour pour retrouver ailleurs l'obscurité, contemplant la lune, caché à l'ombre d'un mur et vêtu d'un long manteau noir à capuche. Au final, je ne souhaitais pas être dérangé. Je souhaitais vivre la solitude et l'isolement autant que possible, car j'en avais besoin. Loin des misérables habitants de cette immonde ville, j'étais au calme, savourant mes longues nuits de vices.
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